Le maire de Bondy semblait exprimer jusqu’alors un air serein. Il faut croire qu’il y a une certaine nervosité à l’approche des élections. C’est ainsi qu’on a vu une semaine avant le scrutin une grande affiche plastifiée à l’angle de Bondy-nord, annonçant la construction possible dans deux ans d’un marché. D’autres candidats ont épinglé une rencontre avec les locataires de la place Albert Thomas tenue le 17 février. Tout cela évidemment sorti avec le financement de la mairie et les moyens des services municipaux.
L’article L52-1 du code électoral mentionne que durant les six mois qui précèdent une élection : « aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire. », sauf si c’est le candidat qui le fait dans le cadre de son compte de campagne.
Nous ne voyons qu’une hypothèse : le maire est prêt à prendre le risque parce qu’il a peur de perdre. Dans ce cas, il préfère gagner et risquer l’annulation que perdre honnêtement sans possibilité de rejouer la partie.
Ses juristes l’auront sans doute rassuré : une annulation n’est souvent prononcée que si l’écart des voix est infime et le Conseil d’État a déjà validé des élections que le tribunal administratif avait annulées.
En ce qui nous concerne, nous voulons que la communication municipale soit soumise à une commission paritaire entre la majorité et l’opposition. Mais c’est pour rendre la ville à ses habitant.e.s, autant dire que nous sommes un peu seul.e.s sur ce créneau !